Afrobeat Culture Federator

FELA PARLE

jeudi 17 février 2011 par Mabinuori Idowu (aka ID)

L’année 2010 a vu l’explosion extraordinaire de la marque FELA avec la réédition de ses œuvres et le succès médiatique de la comédie musicale de Broadway jusqu’à un théâtre de Londres. Malgré l’euphorie autour de FELA, il manque un élément majeur qui explique l’homme et son combat.

Selon les critiques, Bill T. Jones a réalisé un beau travail avec la comédie musicale d’un point de vue esthétique mais, à mon avis, sa représentation de l’homme n’a aucun rapport avec Fela Anikulapo-Kuti.

Fela (dans la comédie musicale) est dépeint comme un fervent défenseur de la polygamie en toute méconnaissance des raisons qui l’ont poussé à opter pour un mariage collectif. avec ses danseuses et chanteuses. Il est présenté comme un homme indécis qui court chercher auprès de sa mère l’assurance et l’inspiration – cela ne correspond à la personne « Fela » que nous avons connu.
Sous-toutes réserves et sans vouloir porter préjudice à l’une des parties dans l’affaire juridique qui est en cours, je crois que Bill T. Jones et les producteurs de la comédie musicale ont été embobinés (comme la plupart des lecteurs) par le livre de Carlos Moore qui s’autoproclame « biographe autorisé du génie musical de l’Afrique FELA"

Mon livre « Fela, Why Blackman carry shit » a aussi été publié avec une autorisation écrite de Fela pourtant je n’ai pas décris FELA comme un homme indécis qui a toujours besoin de l’approbation de sa mère, ni vendu mon livre comme la biographie officielle alors que je suis allé en prison avec Fela plusieurs fois pendant notre lutte.

En qualité d’écrivain et administrateur de l’organisation « Egypte 80 » au moment où le livre intitulé « Cette putain de Vie »’ a été écrit et publié (voir la page 148 nouvelle édition), je peux dire avec certitude que Carlos Moore n’a aucune exclusivité ni le droit de réclamer le titre de « biographe exclusif » et je défie quiconque d’affirmer le contraire. En fait, Fela a détesté la manière dont il a été présenté dans le livre de Carlos Moore. C’est d’ailleurs l’une des raisons de la rupture entre eux et ce jusqu’à la disparition de FELA en 1997.

Avec l’arrivée de l’année 2011 et l’attente de l’explosion dans le monde entier du vrai phénomène nommé FELA et de son combat, nous croyons qu’en temps que fédérateur numéro 1 de la culture Afrobeat que c’est notre devoir d’apporter un vrai éclairage à partir de notre connaissance authentique DE L’HOMME. Grâce aux fouilles archéologiques - les trésors enterrés d’antiquité peuvent de nouveau revisiter le soleil. Dans le même sens – nous adressons nos remerciements au Département de Science Politique de l’Université de Lagos au Nigeria qui grâce à ses archives nous permet d’entendre les paroles de FELA – et de faire la lumière sur le véritable FELA.
Vous pouvez l’entendre au cours de l’interview qui s’est déroulé dans les coulisses de l’Africa Shrine Pepple Street d’ Ikeja, où il a parlé de sa formation, de sa musique qui n’est pas dédiée au divertissement, de son combat, de sa famille et des personnes qu’il tient en haute estime. Aussi vous pouvez écouter les extraits de ses chansons ’ODOO « Overtake Don Overtake Overtake » et un morceau inédit intitulé ’BBC « Big Blind Country » (le grand pays aveugle). Finalement, venez vous amuser avec lui dans une expérience live appelée « Yabbis ».

Cette vidéo « FELA parle » est la première de la série des trois vidéos dédiées aux héros méconnus de notre lutte dans la République Kalakuta - tous ces jeunes hommes et femmes qui aux côtés de Fela ont subi constamment des brutalités et ont été emprisonnés arbitrairement par la police et l’armée nigérianes.

En vous souhaitant à tous une bonne année, nous comptons sur vous : s’il vous plaît faites passer le message !


Accueil | Contact | Plan du site | | Statistiques du site | Visiteurs : 698 / 85856

Suivre la vie du site fr  Suivre la vie du site HISTOIRES AFRICAINES   ?

Site réalisé avec SPIP 3.1.1 + AHUNTSIC

Creative Commons License